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Cette section s’adresse à toute personne, membre du public, étudiant en chimie, ou à tout professionnel chimiste, biochimiste ou chimiste alimentaire qui souhaite parfaire sa culture chimique relativement à l’actualité scientifique en chimie générale.

Édition de l'automne 2007

Les horloges atomiques au césium : les transitions atomiques pour mesurer les secondes

Toute le monde ou presque ignore qu'une «transition atomique» du césium-133 est 9 192 631 770 cycles et que cette fréquence sert à définir une seconde. Cette seconde sert ensuite pour définir le temps parmi plusieurs horloges au césium. La transition en question du césium est celle de la transition entre deux niveaux dits hyperfins du césium. Le césium est un métal alcalin --- la première colonne du tableau périodique --- et il est l'élément naturel le plus électropositif qui existe.

HORLOGE – CÉSIUM – 071113 - YO.

Les champignons : accumulateurs de plomb …et non accumulateurs au plomb

Les champignons dont certains sont comestibles sont des accumulateurs de plomb même s'ils ne produisent pas d'électricité comme les accumulateurs au plomb. Sauf exceptions, l'intérêt de l’accumulation du plomb par les champignons n'est pas tellement un problème de toxicologie alimentaire. C'est surtout que le champignon devient ainsi un indicateur environnemental de contamination par le plomb autour des procédés qui en génèrent dans l’air ambiant. Le plomb environnemental peut produire des réactions neurotoxiques et produire des retards de développement chez l’enfant. Les poussières aériennes de plomb sont parmi les sources les plus fréquentes d'intoxication au plomb, notamment par certaines industries de recyclage de batteries d'automobiles.

CHAMPIGNONS – PLOMB – 071113 - YO.

Édition de l'été 2007

Empoisonnement au cyanure

L’affinité de l'ion cyanure pour l'atome de fer d'une enzyme importante dans la respiration cellulaire est une explication plausible pour la toxicité d'un composé comme le cyanure de potassium. Ce sel est souvent utilisé comme poison de type alimentaire en agissant par ingestion. Pour l'empoisonnement respiratoire, le composé utilisé est plutôt l'acide cyanhydrique qui est un gaz et non un solide. C'est ce dernier qui entre autres a été utilisé dans les chambres à gaz dans la Seconde Guerre mondiale.

EMPOISONNEMENT – CYANURE – 071113 - YO.



Archives


Édition du printemps 2006


Trois millions de tonnes de silice à Fermont

À une certaine époque, Fermont recelait plus de trois millions de tonnes de silice qui dormaient à l’état brut. La silice entre dans la composition de plus de 2 000 produits industriels ou de produits de consommation dont la molécule de silicone n’est qu’un exemple parmi d’autres.



Une réaction chimique en cascades...

En 1947, une gigantesque explosion dans les installations portuaires du Texas a causé autant de dommages à Texas City qu’une tornade de forte taille s’abattant sur cette ville. L’histoire nous apprend qu’un incendie aurait d’abord débuté à bord d’un navire français qui chargeait du nitrate d’ammonium. Le feu aurait apparemment débuté à la suite d’un geste inconsidéré d’un fumeur négligent. Une heure plus tard, une première explosion est survenue à bord du navire français. L’explosion a pris une envergure considérable, vraisemblablement à cause de la présence du nitrate d’ammonium qui, stable au-dessous de 200 °F, n’en possède pas moins la propriété de supporter une combustion. Puis une seconde explosion, sans doute provoquée par la première, est survenue dans un autre bateau voisin du transbordement.



...qui se termine en catastrophe chimique

Mais ce n’est pas tout, une usine voisine de styrène de la Monsanto a été détruite à moitié à la suite de cette série d’explosions. En effet, l’explosion des bateaux ayant provoqué la destruction de pipelines situés à proximité, les substances transportées dans ces mêmes pipelines, tels le benzène, le propane, l’éthylène et le polystyrène se sont enflammées. Par la suite, des pièces de métal de plusieurs centaines de tonnes ont été projetées à des distances de trois ou quatre milles, ce qui a provoqué des foyers d’incendies dans des réservoirs de compagnies voisines. La catastrophe, qui provoqua le décès de plus de 400 personnes, emmena des règles plus strictes sur le chargement des navires et sur la manipulation du nitrate d’ammonium.



De la glace lunaire qui n’est peut-être pas composée d’oxyde de dihydrogène

Sur la face cachée de la lune, le satellite Clémentine a “analysé” sommairement le fond d’un cratère de 13 kilomètres de profondeur, il y a déjà plus de 10 ans, pour y trouver de l’eau glacée. Cette glace serait à une température qui varie entre -20 et -230 °C. La détection d’une masse solide par ondes radar n’a évidemment pas la même valeur qu’une analyse physico-chimique. Des spécialistes de l’Université du Maryland ont déclaré de cette glace apparente qu’il pourrait également s’agir d’un composé du soufre. Clémentine avait été envoyée dans l’espace au début de 1994 dans le cadre du programme de la Guerre des étoiles. Cette eau lunaire proviendrait d’une comète âgée de 4 milliards d’années qui a frappé la lune.

© 2006. Yvan Ouellet, chimiste.


Édition de l'hiver 2005


Des retombées lointaines d’iode 131

Devant le lien possible entre le cancer de la glande thyroïde et l’exposition à l’iode 131 provenant des essais nucléaires dans le désert du Nevada dans les années 50 et 60, l’Institut National du cancer des États-Unis s’est intéressé à cette question en 1997 lors d’un rapport publié à cette date sur l’étendue de la contamination radioactive pouvant s’étendre aussi loin que la côte est des États-Unis. Pendant une bonne partie de sa vie, le milliardaire Howard M. Hugues s’était opposé aux tests nucléaires dans le désert du Nevada, craignant pour sa santé personnelle ainsi que pour la contamination de l’eau et des aliments et, surtout, pour les “retombées” négatives sur le tourisme des personnes résidant dans ses hôtels personnels de Las Vegas. Au milieu des années 80, à la suite de l’accident de Tchernobyl, des chimistes de Québec avaient également identifié des concentrations d’iode 131 associées à cet accident nucléaire dans des échantillons prélevés dans la région de Québec.



La courte histoire de l’aluminate de calcium au Québec

A la fin des années 90, l’aluminate de calcium était considéré comme un nouveau produit fabriqué au Québec, dans la région minière de Thetford. Il devait être utilisé par les aciéries pour en retirer, de leur acier en fusion, les impuretés, ainsi que comme antioxydant. L’aluminate de calcium était synthétisé en mélangeant du carbonate de calcium avec certains sous-produits de la fabrication de l’aluminium. En 2003, la société responsable de sa production a cependant décidé de liquider ses actifs et d’en arrêter la production.



Les étudiants en chimie voient à leur future profession

Les étudiants en chimie invitent au 10e forum provincial Carrière en chimie à l’université Laval le vendredi 3 mars 2006. On peut s’informer des activités du forum en accédant à www.chm.ulaval.ca/forum/ ou en contactant le département de chimie de l’université Laval.



L’inventeur du procédé Leblanc était-il chimiste?

Nicolas Leblanc, celui qui a inventé le procédé qui porte son nom pour la production de carbonate de sodium et qui a obtenu un brevet pour son invention en 1791, n’était pas chimiste à strictement parler. Il s’agissait plutôt d’un chirurgien qui faisait de la chimie son passe-temps préféré. Le procédé qui porte son nom consistait à faire réagir le chlorure de sodium avec l’acide sulfurique. Le sulfate de sodium ainsi produit réagit ensuite avec du carbone pour donner du sulfure de sodium lequel, réagissant avec du carbonate de calcium, donne un carbonate de sodium dix fois hydraté.



Borodine, chimiste-organicien et compositeur

Plusieurs ignorent sans doute que le compositeur Alexandre Porphyrievitch Borodine était plutôt un chimiste qui avait la musique pour passe-temps. Un des chefs de file de l’école russe, Alexandre Borodine a d’ailleurs composé plusieurs symphonies et un opéra qui sont au répertoire des grands concerts. Au moins une monographie scientifique a été réalisée sur Borodine le chimiste.

© 2005. Yvan Ouellet, chimiste.



 
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Un peu de culture chimique!

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